Il y a quelques semaines, je suis allée au bureau de poste pour déposer un colis. J’avais vendu un blazer sur la plateforme Poshmark, et j’avais une étiquette prépayée pour le colis. Je préfère obtenir un reçu quand j’envoie des colis, plutôt que de les déposer dans une boîte postale. De toute façon, mon colis était trop grand pour rentrer dans la boîte postale.
Je suis arrivée au bureau de poste à 16h35, et celui-ci fermait à 17h. Il y avait environ sept personnes devant moi dans la file d’attente. Pas d’trouble! Je suis une personne patiente, et ça ne me dérange pas d’attendre. Il avait deux employés au comptoir : l’employé A qui travaillait à la droite, et l’employé B à la gauche. À 16h40, l’employé B m’a dit que je serai la dernière cliente, et que si un autre client viendrait en ligne derrière moi, je devrais lui dire de s’en aller. Voyons donc! Selon moi, si un client arrive avant l’heure de fermeture, il mérite d’être servi.
Quelques minutes plus tard, une dame s’est mise dans la file d’attente derrière moi. J’ai vu qu’elle avait deux colis prépayés, et je ne lui ai rien dit. Elle méritait d’être servie aussi! La file d’attente avançait lentement sur le côté droit du comptoir. Un monsieur envoyait un très gros colis et il posait beaucoup de questions. Sur le côté gauche, la file d’attente avançait rapidement. La plupart des gens n’envoyaient que des lettres et achetaient un seul timbre.
Les frictions commencent…
À 16h55, l’employé A du côté droit est parti dans la salle du personnel derrière le comptoir. Il avait l’air frustré de voir qu’il restait encore trois personnes dans la file d’attente : une dame avec son enfant devant moi, moi-même et la dame qui est arrivée après moi. À 17h, l’employé A est sorti de la salle du personnel. Il a annoncé que le bureau de poste était désormais fermé et que les gens dans la file d’attente devraient revenir le lendemain. QUOI?
Frustrée, j’ai dit : « Votre collège a dit que je serai la dernière à être servie! Et cette dame avec son enfant est arrivée avant moi! » L’employé B a dit : « Je sais que j’ai dit ça, mais le système ferme à 17h et je ne peux plus traiter aucun courrier. » La dame devant moi avec son enfant a simplement haussé les épaules et est partie timidement. Quant à moi, je n’allais pas partir sans me battre! Je me suis avancée vers le comptoir en disant : « Mon colis est déjà prépayé, je veux juste un reçu. » La dame derrière moi a dit la même chose et elle m’a suivie. L’employé B a répondu que puisque les colis étaient prépayés, il pouvait les scanner dans le système. Il m’a donné mon reçu et je l’ai remercié. Il ne m’a pas souri!
Mon cœur battait fort quand j’ai quitté le bureau de poste. Je n’aime pas les confrontations. Je ne crois pas que les employés disaient la vérité. Le système ne peut pas fermer soudainement à 17h, ça fait pas de sens… Je crois que les employés voulaient juste ficher leur camp et n’ont pas fourni un bon service à la clientèle. Je vais éviter ce bureau de poste autant que possible à l’avenir!
Qu’auriez-vous fait à ma place?
Vocabulaire :
- Colis (nom maculin) : package
- Plateforme Poshmark (nom féminim) : social commerce marketplace
- File d’attente (nom féminim) : queue
- Pas d’trouble! (expression franco-canadienne / québécoise) : No problem!
- Voyons donc! (expression franco-canadienne / québécoise) : to show disbelief, similar to “Are you serious?”
- Mériter (verbe) : deserve
- Timbre (nom masculin) : stamp
- Désormais (adverbe) : now, from now on
- Hausser les épaules (locution verbale) : to shrug one’s shoulders
- Quant à moi (locution prépositive) : as for me
- Vérité (nom féminim) : truth
- Ça fait pas de sens (expression franco-canadienne / québécoise) : doesn’t make sense
- Ficher leur camp (expression franco-canadienne / québécoise) : to get out of somewhere


